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Tout ce que vous devez savoir pour demander des droits sur l'eau au Chili
Desarrollo Rural

Tout ce que vous devez savoir pour demander des droits sur l'eau au Chili

29 avril 2025Por Duncan

La gestion de l'eau au Chili est un processus réglementaire et technique qui exige que les demandeurs répondent à diverses exigences. Si vous envisagez de demander des droits sur l'eau, il est essentiel de comprendre la procédure, les restrictions légales applicables et les types de droits possibles. Voici les aspects les plus importants.

Comment procéder à une consultation officielle avec la DGA?

Avant de déposer une demande de droits sur l'eau, il est vivement recommandé de consulter la Direction générale des eaux (DGA) pour vérifier la disponibilité de la ressource dans la zone d'intérêt. Cette consultation peut être faite officiellement par l'intermédiaire du Système intégré d'information et de soins aux citoyens (SIAC), en vertu de la loi sur la transparence (loi n° 20 285).

Étapes de la consultation :

  1. Accéder au Portail de la transparence : https://www.portaltransparencia.cl/
  2. Accéder au SIAC : https://siac.mop.gob.cl/
  3. Sélectionner « Demande d'information » et remplir le formulaire en l'adressant à la Direction générale des eaux (DGA).
  4. Informations à inclure :
    • Nom complet du demandeur.
    • Emplacement précis de la propriété (commune, coordonnées UTM ou latitude/longitude).
    • Brève description de l'objet de la consultation (par ex. « consultation sur la disponibilité des eaux souterraines dans l'aquifère de [nom de la zone] »).
    • Documents joints tels que croquis, photographies et, si possible, fichier .KMZ ou .KML de Google Earth indiquant l'emplacement.
  5. Délai de réponse : la DGA doit fournir une réponse dans un délai maximal de 20 jours ouvrables, prorogeable de 10 jours supplémentaires dans des cas particuliers.

Vous pouvez également demander des renseignements directement auprès du courriel régional de la DGA :

Par exemple, pour la région des Lagos :

Courriel régional : dgaloslagos@mop.gov.cl

Dans le message, indiquez :

  • Le but de votre demande.
  • Emplacement du terrain d'intérêt.
  • Informations techniques disponibles (relevés, croquis ou fichiers .kmz / .kml).

Veillez à identifier correctement votre requête et à joindre toute la documentation disponible pour faciliter une réponse précise.

Autres portails utiles :

Un fichier KMZ peut-il être livré depuis Google Earth ?

Oui. Fournir un fichier .KMZ (ou .KML) est fortement recommandé car il facilite l'identification exacte de la propriété par la DGA et permet :

  • d'accélérer l'analyse géospatiale ;
  • de réduire les erreurs de localisation ;
  • de s'intégrer rapidement aux systèmes d'information géographique (SIG) de la DGA.

Bien qu'il ne soit pas obligatoire, un fichier KMZ/KML est un outil apprécié pour les consultations et les demandes de droits.

Restrictions juridiques importantes à l'application des droits sur l'eau

Lors de la présentation d'une demande, tenez compte des principales restrictions légales suivantes.

Distance minimale entre les captures

  • Il est généralement nécessaire de respecter 200 mètres de distance minimale entre les puits pour éviter les interférences hydrauliques.
  • Cette distance peut varier si une étude technique le justifie.

Interdictions dans les zones protégées

  • Les droits qui touchent les réserves naturelles, parcs nationaux, zones humides protégées, etc., ne peuvent généralement pas être accordés.

Respect des droits préexistants

  • Un nouveau droit ne doit pas porter préjudice aux détenteurs de droits antérieurs.

Priorité dans l'utilisation de l'eau

  • En cas de pénurie, l'utilisation pour les moyens de subsistance (eau potable et assainissement) prévaut sur les usages agricoles ou industriels.

Système hydraulique commun (SHAC)

  • Dans les aquifères surexploités ou zones réglementées, la DGA peut exiger l'utilisation d'un puits commun plutôt que des puits individuels, afin de protéger l'aquifère.

Quels sont les types de droits sur l'eau qui peuvent être accordés?

Les droits sur l'eau au Chili se classent selon l'origine, le type d'utilisation et le régime d'exercice.

Selon l'origine de l'eau

  • Eaux de surface : captées directement dans rivières, lacs, lagunes.
  • Eaux souterraines : extraites par des puits ou systèmes de pompage.

Selon le type d'utilisation

  • Droit dérivé : permet la consommation totale de la ressource, sans obligation de restitution.
  • Droit non conjoncturel : exige le retour de la ressource au même canal après utilisation (par ex. pour centrales hydroélectriques).

Selon le régime d'exercice

  • Permanent et continu : captation constante pendant toute l'année.
  • Permanent et discontinu : captation périodique au cours de l'année.
  • Événementiel : captation possible uniquement en présence d'excédents, après respect des droits permanents.

Voici des informations sur le brevet pour non‑utilisation des droits d'eau au Chili, avec des références aux règles et changements récents.

Brevet pour non-utilisation des droits sur l'eau au Chili : obligations, peines et changements récents

La législation chilienne prévoit que les titulaires de droits sur l'eau qui n'utilisent pas pleinement leurs droits, ou qui n'ont pas construit les ouvrages nécessaires à leur mise en œuvre, doivent s'acquitter d'un brevet annuel pour non‑utilisation. Cette mesure vise à encourager l'utilisation effective des ressources et à prévenir la spéculation.

Qu'est-ce que le brevet pour non‑utilisation ?

Le brevet pour non‑utilisation est une taxe annuelle imposée aux titulaires de droits qui n'utilisent pas leurs droits ou n'ont pas construit les ouvrages nécessaires à leur exercice. Il est réglementé par le Code de l'eau et a pour objectif de promouvoir une utilisation efficace des ressources.

Modifications apportées par la loi n° 21.435 (2022)

La loi n° 21.435, publiée en avril 2022, a introduit des changements importants concernant le brevet pour non‑utilisation :

  • Augmentation progressive du montant du brevet : la valeur augmente d'année en année tant que le droit n'est pas utilisé.
  • Extinction pour non‑utilisation : si un droit n'est pas utilisé pendant cinq années consécutives, il peut être déclaré éteint par la DGA.

Perception et calendrier

Chaque année, la DGA publie au Journal officiel la liste des droits soumis au paiement du brevet pour non‑utilisation. Pour le cycle 2025, la publication a été faite le 15 janvier 2025.

  • Délai de recours : les titulaires disposent de 30 jours à compter de la publication pour présenter un recours en révision s'ils estiment que leur droit a été inclus à tort.
  • Délai de paiement : le paiement du brevet doit être effectué avant le 31 mars 2025.

Conséquences du non‑paiement

  • Recouvrement judiciaire : le Trésor public peut engager une procédure de recouvrement de la dette.
  • Vente du droit : le droit d'utilisation peut être vendu publiquement et le produit affecté à l'État.
  • Extinction du droit : en cas de non‑utilisation pendant cinq années consécutives, la DGA peut déclarer le droit éteint.

Où et comment payer ?

Le paiement du brevet pour non‑utilisation se fait par le Trésor général de la République. Portail de paiement en ligne : https://web.tesoreria.cl/patentes-derechos-de-agua-no-utilizados/

Exemptions et considérations spéciales

  • Travaux de construction : si les travaux nécessaires à l'utilisation du droit sont démontrablement en cours, une exemption peut être demandée.
  • Droits des communautés autochtones : la jurisprudence a reconnu que certains droits acquis par des communautés autochtones avec des fonds de la loi autochtone peuvent être exemptés du paiement des brevets.

Recommandations

  • Consultez la liste annuelle : vérifiez chaque année si votre droit figure dans la liste publiée par la DGA.
  • Utilisez votre droit : si possible, mettez en usage votre droit pour éviter le paiement du brevet et le risque d'extinction.
  • Conseils juridiques : en cas de doute ou si vous estimez avoir été inclus à tort, sollicitez un conseil juridique pour déposer les recours appropriés.

Pour plus d'informations et pour formuler une consultation officielle, vous pouvez contacter la DGA via le SIAC : https://siac.mop.gob.cl/

Vous pouvez également consulter la liste des droits assujettis au paiement de brevets pour non‑utilisation sur le site officiel de la DGA : https://dga.mop.gob.cl/

La demande de droits sur l'eau au Chili exige une préparation, des connaissances techniques et une bonne compréhension des règlements en vigueur. Une consultation officielle auprès de la DGA via le SIAC ou le Portail de la transparence, accompagnée d'informations appropriées (par exemple fichiers KMZ/KML), est une étape stratégique pour gagner du temps et réduire les erreurs.

N'oubliez pas de vérifier les restrictions locales et de déterminer si l'intégration d'un SHAC est requise dans votre région.

Chez Terres Produncan, nous nous engageons à vous tenir informés des réglementations en vigueur concernant la gestion des droits d'eau et des biens ruraux au Chili. Ces questions sont complexes et cruciales pour nos clients ; nous vous accompagnons à chaque étape avec des informations claires et actualisées issues de sources officielles. Pour toute question ou conseil personnalisé, n'hésitez pas à nous contacter.

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